R30


 

Le trimoteur R-30 était un monoplan à aile haute. La structure de la cellule, entièrement métallique, était entoilée.

Trois moteurs Renard de 5 cylindres en étoile, refroidis par air, équipaient le R-30. Ces moteurs développaient chacun une puissance de 120 CV à 1.750 t/m et de 140 CV à 1900 t/m.

 

Les deux réservoirs d'essence, largables en vol, étaient logés dans la voilure près du fuselage.

 

 

Lors du concours organisé en 1929 par le gouvernement belge, concours réservé aux constructeurs nationaux, la société Renard se plaça en tête avec son trimoteur léger R-30.

 

Cet avion, destiné aux services postaux et passagers du secteur congolais, avait égale­ment été conçu pour effectuer les relevés topographiques de la province du Katanga. Les éléments de la cellule, aisément démontable, avaient été fabriqués suivant le gabarit du chemin de fer du Bas-Congo pour des facilités de transport.

.

L'altitude de la région où le R-30 était sensé opérer étant de l'ordre de 1.200 mètres au-dessus du niveau de la mer et le relief peu propice aux atterrissages de fortune, il était indispensable d'utiliser un appareil ayant une sérieuse réserve de puissance.

 

A cet égard, le trimoteur Renard avait entièrement répondu aux exigences qui lui avaient été impo­sées.

Le R-30 transportait 780 kg de charge payante sur un parcours de 700 km ou une charge réduite à 500 kg à 1.400 km de distance.

Avec une charge utile de 350 kg, cet avion tenait parfaitement sa ligne de vol sur deux moteurs à 2.200 mètres d'altitude.

 

Les performances, contrôlées par le Service tech­nique de l'Aéronautique furent réalisées, ainsi que l'exigeaient les règles du concours, en utilisant les moteurs à leur puissance nominale.

 

­Le Service technique de l'Aéronautique estima que l'avion avait satisfait aux exigences imposées mais, le programme de l'aviation commerciale évoluant trop rapidement, la construction en série du R-30 ne fut pas réalisée.

 

 

 

Le seul exemplaire construit, OO-AMK,  fut imma­triculé le 31 décembre 1931 sous le n° 259, un rapport de vol le mentionne dans le cou­rant de l'année 1937.

 

Détruit lors des bombardements de Mai 1940, il fut définitivement rayé le 26 mars 1946 lors de la remise «à jour» des registres de l'Administration après la guerre 39-45.